|
galerie l adresses l histoire l technique l lire l contact l accueil l boutique gallery l addresses l history l technique l to read l contact l home page l store |
||
| Du papyrus au
parchemin Du rouleau au manuscrit Une variété de livres Enlumineurs et mécènes Les éléments décoratifs Glossaire
|
HISTOIRE
DE L'ENLUMINURE La feuille de papyrus se fabrique en superposant des couches de fibres du roseau Cyperus papyrus. Ses feuilles sont séchées et polies afin d'offrir une surface propre à l'écriture. Face au monopole égyptien, ce roseau pousse essentiellement dans les marais du Nil, un autre support d'écriture est inventé et trouve ses heures de gloire au Moyen Age : le parchemin. Il s'agit d'une peau de vache, de mouton ou de chèvre tannée, grattée, poncée et blanchie à la craie. Bien qu'onéreux, le parchemin présente l'immense avantage de pouvoir être fabriqué partout ! Sa diffusion puis sa généralisation au cours du Moyen Age conduit à une conception révolutionnaire de la mise en page du texte ainsi qu'au développement d'un nouvel art décoratif : l'enluminure.
De nombreux procédés sont mis au point pour réaliser des textes longs depuis l'histoire de l'écriture : codification des tablettes d'argile pour en comprendre la succession, liens reliant des planchettes de bois, assemblage de feuilles de papyrus formant le rouleau qui reste longtemps la forme la plus répandue. Le parchemin s'enroule aussi à ses
débuts. Plus mince, plus souple et résistant que le papyrus, il provoque l'émergence
d'une nouvelle organisation : le codex, ancêtre du livre actuel. D'abord marginal, il se
trouve en situation de monopole dès le V° siècle après J.C.
Le Moyen Age est une période de dévotion ainsi la majeure partie des livres de cette époque sont d'inspiration liturgique. En parallèle, on voit se développer la multiplication des livres profanes littéraires ou d'études : romans de chevalerie, copies de textes antiques, livres d'études liés au commandes des nobles et des besoins universitaires...En voici quelques exemples : La Bible : l'un des ouvrages les plus volumineux par son nombre de pages et sa taille. On la lit souvent à voix haute dans les monastères. Les psautiers : ce sont des livres liturgiques contenant les psaumes pour la célébration des offices. On y trouve parfois un calendrier des activités des 12 mois de l'année, les signes du zodiaque, la liste des saints. Ils peuvent servir à l'apprentissage de lecture : on dit que Louis IX apprit à lire avec le psautier de Saint-Louis. Les livres d'heures : ce sont des
recueils de prières à l'usage des laïcs, fondées sur les 8 heures canoniques. Ouvrages
de petit format, faciles à transporter, ils sont richement illustrés par les artistes
les plus réputés. Leur luxe en font les privilèges des princes et des nobles. Les graduels et les antiphonaires : ce
sont les livres de chants utilisés pendant les offices. Ils sont souvent de grands
volumes pour être lus par le choeur. Les vies des saints : on y découvre les miracles et les martyrs. Les saints sont représentés avec leurs attributs et sont l'objet d'une profonde vénération. Les histoires et chroniques : les nobles aspirent à rattacher leur lignage à des événements héroïques où histoires réelle et imaginaire sont merveilleusement mêlées. Les textes de l'Antiquité : nombre d'auteurs antiques ont été copiés et illustrés, cette mode atteindra son apogée à la Renaissance : Ovide, Horace, Virgile sont autant lus par les profanes que par les religieux. Les bestiaires : ils contiennent des descriptions et des histoires d'animaux ou de créatures fabuleuses : satyre, licorne, dragon sont fréquents. Ces livres sont souvent imprégnés d'une forte morale chrétienne. Les herbiers : livres de sciences et de médecine à l'usage des praticiens. Les plus tardifs présenteront des conseils de plantations, de cueillette ou même de la vie quotidienne. Les romans et la littérature : l'histoire du Roi Arthur, les Chevaliers de la Table Ronde...on a plaisir à les entendre à voix haute. Une iconographie riche permet de suivre l'intrigue pour celui qui ne sait pas lire. Ce sont les textes laïcs les plus populaires. Les livres d'études : peu ornés, au format réduit, ils abordent la théologie, la grammaire, l'astronomie...et sont destinés aux étudiants. Leur véritable essor est lié au développement des universités dès le XII° siècle.
La plupart des livres du Moyen Age
sont des reproductions de textes anciens et religieux, réalisés dans les monastères où
les copistes travaillent parfois sous la dictée. En réalité l'artiste a peu de
liberté, il est soumis :
Ils ont plusieurs fonctions : Les éléments décoratifs sont
variables : L'or abonde jusqu'à la moitié du
XIV° siècle en raison de l'influence byzantine, plus tard le style devient plus
réaliste, les couleurs prennent le dessus. Ais : planchette de bois utilisée dans les reliures médiévales. Il est souvent recouvert de peau et orné. Antiphonaire : livre de chants utilisé pendant la messe. Bestiaire : livre contenant des descriptions et des histoires d'animaux familiers ou imaginaires. Doté d'une forte morale chrétienne. Bréviaire : livre liturgique rassemblant un certain nombre de textes pour les offices : prières, chants, psaumes... Calendrier : liste des mois de l'année indiquant les jours de fête des saints. Il est présent généralement en début de certains manuscrits comme les livres d'heures. Caroline : écriture minuscule aux lettres rondes et
régulières. Elle est apparue sous le règne de Charlemagne et permit un gain de temps
dans la copie des textes. Les écritures ultérieures s'en inspirèrent largement. Codex (pl. codices) : du latin caudex, tablette pour écrire. Les premiers codices sont des tablettes de bois attachées, puis avec le parchemin, les feuilles sont pliées et réunies en cahiers reliés à leur tour. C'est notre livre actuel. Colophon : formule placée en fin de manuscrit par le copiste et donnant des indications sur le lieu et la date du travail ainsi que le nom du copiste ou du destinataire. Copiste : personne responsable de la transcription d'un texte. Enluminure : du latin illuminare, rendre lumineux. Ce sont les décors peints et dorés des manuscrits de parchemin : lettrines, miniatures, encadrements. En plein développement avec la généralisation du parchemin et l'influence byzantine à partir du VI° siècle. Entrelacs : motifs décoratifs où les lignes s'entrecroisent. Folio : feuillet de livre, comprenant un recto et un verso, c'est-à-dire deux pages. Glose : commentaire destiné à éclaircir ou traduire certains passages dans un manuscrit. Graduel : livre de chants pour la messe. Herbier : livre de sciences et de médecine à l'usage des
praticiens donnant les vertus médicinales des plantes ; plus tardivement certains
traitent des plantations et donnent des conseils divers (culinaires et vie quotidienne). Initiale (ou lettrine) : grande lettre placée au début d'un ouvrage ou d'une section. Elle est parfois décorée ou historiée (contenant une image). Livre d'heures : recueil de prières à l'usage des laïcs, fondés sur les huit heures canoniques (c'est-à-dire les offices religieux). Il comportait souvent des calendriers et des psaumes. Miniature : ne vient pas du latin minimum (petite taille) mais de miniare c'est-à-dire dessiner à l'aide de minium, oxyde de plomb orange. A l'origine, on utilisait ce pigment pour les titres et les initiales. Il désigne aujourd'hui l''illustration indépendante des autres éléments décoratifs tels que les bordures ou les lettrines. Palimpseste : support d'écriture réutilisé après grattage d'un texte antérieur. Cette pratique s'explique par le coût onéreux des supports papyrus et parchemin. Papier : dérive du latin papyrus désignant une feuille mince propre à l'écriture et quel qu'en soit le constituant. Le papier tel que nous le connaissons, est fabriqué à partir d'une pâte de fibres végétales. Diffusé en Chine dès le II° siècle, il arrive en Occident vers le X° siècle. D'abord réservé aux livres de peu d'importance, le papier se répand avant même la mise en place de l'imprimerie. Papyrus : le Cyperus Papyrus, roseau abondant dans
la vallée du Nil en Egypte. Les feuilles sont humidifiées, frappées pour les coller les
unes aux autres, séchées et polies pour les rendre propre à l'écriture. Le papyrus est
présenté en rouleau ce qui rend la lecture peu aisée ; il est fragile ; sa production
est monopolisée par les Egyptiens. Parchemin : du grec pergamêné, peau animale qui était apprêtée à Pergame. Son usage révolutionnera l'architecture de l'écrit. Souple, il permet l'organisation en feuilles pliées et reliées. Résistant, il supporte les couches de peinture et d'or. Psautier : livre contenant les 150 psaumes de l'Ancien Testament, accompagnés de prières, lectures et hymnes. Réglure : série de lignes tracées à l'encre ou à la pointe pour aider le copiste à écrire sur les lignes ou entre elles. Rouleau : du latin rotulus qui veut dire petite feuille. Ce sont des feuilles de papyrus ou parchemin assemblées, roulées et portant un écrit sur une face. Scriptorium : pièce réservée à la copie et la décoration des manuscrits dans les monastères. |
|
|
galerie l adresses l histoire l technique l lire l contact l accueil l boutique gallery l addresses l history l technique l to read l contact l home page l store Catherine Auguste - catherine.auguste@cabinet-maker.com |